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Accord de méthode portant sur l’égalité professionnelle et la qualité de vie au travail (QVT)

 

L’intersyndicale, à l’issue de plusieurs séances de négociation avec la direction a trouvé un accord permettant de donner la parole aux salariés sur des sujets sensibles.

Le premier but de l’accord est d’associer les salariés RIF afin qu’ils puissent s’exprimer sur des thèmes tels que les difficultés avec la hiérarchie, les rémunérations, l’accès à l’emploi, la promotion, les conditions de travail, le contenu et l’organisation du travail, la communication, l’équilibre vie privé/vie professionnelle, etc….

Le second but de l’accord est de pouvoir, à l’issue des travaux des 5 groupes de travail (composés de salariés, de représentants du personnel, de représentants de la production et des RH/CSR), de pouvoir mettre des actions concrètes permettant d’éradiquer ou limiter les situations de mal être au travail chez RIF.

 

 

Les 5 groupes de travail

Relations de travail

Egalité professionnelle et justice organisationnelle

Environnement de travail et santé des salariés

Communication et gestion des changements

Contenu et organisation du travail

 

 

Les groupes de travail (dont 5 à 7 salariés) se réuniront 1 à 2 fois par mois pendant des réunions de 3 heures et ce jusqu’au 4 octobre 2019.

La garantie de transparence : 2 représentants du personnel par groupe de travail

Une restitution des travaux de chaque groupe (problématiques, propositions de contres mesures, ordre de priorité, etc…) serait faite et présentée notamment à la direction RIF qui sera chargée de donner le feu vert pour agir……..

Nous espérons que la grande ambition de la direction pour changer de cap afin que les salariés se sentent mieux au travail, sera réelle.

Ce changement de cap est impératif, il est absolument nécessaire de revoir la structure sociale et managériale de l’entreprise, le « c’est comme ça depuis 30 ans chez RIF »  ne peut plus perdurer, il est aujourd’hui grand temps d’écouter, associer TOUS les salariés, de les considérer comme des partenaires, de leur donner de la marge de manœuvre et de l’autonomie car chacun est expert dans son domaine et/outils de travail.  

La politique générale de l’entreprise doit absolument se moderniser, l’humain doit être replacé au cœur du système RIF, l’actionnaire doit le comprendre, y adhérer et permettre le changement, dans le cas contraire, le groupe Ricoh y perdra en matière de résultats économiques, de climat social et fuite des compétences…..  

 

La QVT, un levier de compétitivité

 

C’est une étude passée relativement inaperçue, mais dont les enseignements pourraient rebattre les cartes du dialogue social en matière de qualité de vie au travail.

Mi-octobre, Terra Nova, le réseau Anact-Aract et La Fabrique de l’industrie publiaient les résultats de l’étude « La qualité de vie au travail : un levier de compétitivité », démontrant qu’améliorer la QVT rend les entreprises plus performantes.

Après avoir auditionné 11 entreprises sur leur manière de mettre en œuvre la QVT, les auteurs de l’étude pointent l’engagement des collaborateurs comme un facteur clé

Alors qu’en France seuls 9 % des salariés se disaient engagés dans leur travail en 2013, le pire score de l’Union européenne.

De la même manière, « la mise en place de meilleures pratiques de management [autonomie des salariés, participation aux décisions…] permettrait d’accroître significativement la rentabilité des entreprises », insiste le rapport.

Mais, en France, managers et dirigeants semblent réticents à lâcher prise : « […] la distance hiérarchique est exceptionnellement forte, la confiance trop limitée et le contrôle par la hiérarchie pesant. […] Il s’agit donc de progresser pour celles des entreprises qui seraient engluées dans des modes de relations trop hiérarchiques, descendantes ou pauvres en échanges.

 Les entreprises françaises laissent encore trop peu de place au dialogue professionnel et au dialogue social ».

 

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Ce tract étant exceptionnellement long, nous vous invitons à le télécharger au format pdf en cliquant sur le lien suivant :

TELECHARGER LE TRACT

Bonne lecture !

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APPEL A LA MOBILISATION GENERALE

IMMEDIATE

(mardi 12 mars à compter de 13H)

 

L’intersyndicale appelle  l’ensemble des salariés RIF à rejoindre le personnel déjà devant le portail pour les raisons suivantes :

1/ Le personnel production n’a pas l’intention de céder vis-à-vis de la direction et est prêt à aller jusqu’au bout pour obtenir gain de cause et à ne pas perdre 1 centime de salaire.

 Le  mouvement risque de durer et si nous sommes tous ensemble, le problème sera réglé plus vite et tous les salariés bénéficieront des mêmes avancées.

2/ La direction se moque des coefficients supérieurs  à 215 en leur octroyant un talon factice de 20 euros pour tous les salaires supérieurs à 1800 euros bruts, puisqu’avec 0,9% d’AG ils en bénéficient d’office !!

2/ Les mouvements de grève organisés et suivis principalement par les coefficients les moins élevés en production ne servent pas uniquement à revendiquer du salaire mais ont également un impact au quotidien puisqu’ils sont beaucoup plus écoutés lorsqu’il faut régler des problèmes de conditions de travail ou organisationnels, c’est une réalité.

3/ Lorsque les élus abordent les problèmes des administratifs, services connexes ou techniques, la direction et certains managers nous répondent « regardez, ils sont contents puisqu’ils ne se mobilisent jamais !!!!! »

La grève n’est pas qu’une question de salaire, elle exprime aussi le ras-le-bol des salariés sur la méthode de la Direction : voir qui est mécontent, les calmer, et oublier les autres.

Or aujourd’hui, dans nos discussions, nous savons que ce ras-le bol est général, il faut désormais en fournir la preuve.

Venez dès aujourd’hui 13H00 pour 1 heure, 2 heures, la journée… Ce n’est pas la durée qui compte, c’est le signal à la direction : occupez-vous des salariés, accordez leur ce à quoi ils ont droit par la dialogue, l’écoute , la prise en compte de l’expression individuelle , et non par l’ignorance, le déni et le délaissement.

Si vous voulez enfin être écoutés, que les choses changent, c’est bien aujourd’hui qu’il est temps d’agir car RIF a encore du potentiel puisque le groupe se recentre principalement sur les activités thermiques en investissant 24 millions d’euros.

La question est « avec qui, quelles compétences et dans quelles conditions » car les démissions s’enchainent les unes après les autres, preuve que le malaise est profond. A nous tous, ensemble, à forcer la direction à changer de cap pour une qualité de vie au travail meilleure. Sinon, nous allons tous ensemble vers un chaos psychologique, social, et économique.

En montrant que vous le voulez collectivement, nous aurons l’espoir de changer l’organisationnel du quotidien qui ne marche pas depuis des années chez RIF.

 

Soyons tous acteurs de notre avenir en clamant ces réalités !

Exprimez-vous aujourd’hui car ce sont vos futures conditions de travail qui en dépendent !

 

 

Note : à ceux qui distillent un message anxiogène sur les risques qu’un mouvement fait courir à Ricoh, sachez que le risque, c’est la direction qui l’assume en le faisant durer. Si celle-ci avait accordé de suite une prime raisonnable en décembre (elle le peut, la preuve c’est qu’elle met plus aujourd’hui sur la table), nous n’en serions pas là. Ricoh dispose de réserves considérables, et s’il y avait un doute la dessus, nous sommes disposés à vous en apporter la preuve individuellement. C’est un faux débat.

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Chers collègues,

Suite au conflit qui a duré 5 jours dans des conditions climatiques effroyables, l’Intersyndicale, plus que jamais à l’écoute des salariés, prépare une communication détaillée pour décrypter le séisme qui a eu lieu.

 

Il est temps de faire un bilan sur le Grand Naufrage que nous vivons depuis longtemps, et encore plus depuis le PSE.

 

Nous souhaitons synthétiser les causes (ce que vous avez pu exprimer que vous soyez grévistes et non-grévistes, nous respectons tous les salariés), et faire des propositions pour sortir de ce naufrage.

 

Cette communication sera faite en début de semaine prochaine.

 

Note importante : lors de la dernière réunion de négociation du jeudi 14 mars, la direction a évoqué le fait de verser une prime de 200 euros en mai 2019 afin qu’elle ne pèse pas sur l’exercice fiscal en cours qui se termine au 31 mars. Nous verrons bien si elle le fera pour envoyer un signal aux salariés…

 

 

 

« Se battre pour une cause juste est déjà une victoire »

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STOP EN ENCORE ?!

 

Chers collègues,

Lors de la réunion NAO du 7 mars, la Direction a fait les propositions suivantes :

  • Prime Macron 500 euros
  • Coeffs 155 à 215 – AG de 1,6% (équivalent à l’augmentation du coût de la vie en 2018)
  • Coeffs 225 à 305 – AG de 0,6% et AI de 1%
  • Coeffs 335 à cadres – AI de 1,6%
  • Aucun talon
  • Augmentation de la prime de transport d’environ 10%

(Nous ne parlons sciemment pas des ajustements, qui sont pour tout le monde et pour personne ! En effet ceux-ci servent essentiellement à augmenter les salariés qui ne sont pas aux minimas de la Convention Collective, quelle qu’en soit la raison)

 

Après les événements de ce week-end, et les ajustements en découlant, une partie des salariés a décidé d’arrêter de travailler. Ces ajustements, confirmés en réunion NAO de ce jour sont les suivants :

  • Prime Macron 630 euros
  • Coeffs 155 à 215 – AG de 1,8% avec un talon de 40 euros
  • Coeffs 225 à 305 – AG de 0,9% et AI de 0,9% avec un talon de 20 euros
  • Coeffs 335 à cadres – AI de 1,8% et pas de talon
  • Rajout d’un 6ème secteur pour la prime de transport, à savoir 100,60 EUR par mois au-delà de 40km

 

Pour rappel, l’intersyndicale, suite à de nombreuses discussions sur le terrain, avait un mandat des salariés pour :

  • Prime Macron 1000 euros
  • Coeffs 155 à 365 – AG de 2,5% avec un talon de 60 euros
  • Cadres – AI de 2,5% avec un talon de 60 euros
  • Augmentation de la prime de transport de 20%

 

Suite à la dernière proposition de la direction, les salariés consultés en assemblée générale devant le portail ont constaté que certains efforts avaient été faits, mais que ces propositions étaient encore loin de ce qui était mérité.

En effet, les résultats prévisionnels de RIF (et du groupe) sont bons, mais ils sont malheureusement annulés du fait du financement du PSE. Comme souvent répété, celles et ceux qui ont subi une année de troubles et ont malgré tout maintenu la productivité de RIF sont doublement punis : les hausses proposées sont inférieures à l’an dernier et la participation aux bénéfices (en moyenne 800 à 1000 euros) s’est évaporée comptablement. Pourtant, les dividendes et royalties, eux sont bien remontés à Ricoh Japon et ne subissent pas la même punition que les salaires !

Nous rappelons aussi que la prime d’intéressement est inexistante pour la seconde année consécutive :

  • La première année pour des raisons obscures (le dossier est au tribunal)
  • Cette année du fait du PSE

Ce sont encore 300 à 400 euros que les salariés ne verront jamais, alors que les résultats étaient là !

 

La conclusion est la poursuite du mouvement de grève.

Les salariés ne rentreront pas avant d’avoir obtenu un montant qui se rapproche d’une somme correspondant au mandat initial. Plus les heures passent, plus la facture s’alourdira : dans un conflit qui s’enlise, les salariés sont généralement de moins en moins tolérants sur les marges de négociation. Il faut noter que les second et troisième collèges sont particulièrement malmenés par la Direction, puisque le talon proposé ne sera quasiment pas applicable… Faire une proposition décorative ne fait pas avancer les débats !

 

Combien de jours faudra t’il arrêter l’activité pour ouvrir les yeux à la direction ? Les discours de prudence ou de raison qu’elle tient ne sont généralement pas compris par les salariés qui ne voient qu’une chose : l’incohérence de ce qui est proposé par rapport aux efforts fournis, à la productivité du site et aux réserves financières.

 

La parole est aux salariés ! Cela fait des mois que la colère gronde : il est temps d’y mettre un terme et de se défendre…